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mon étoile

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Quand sur terre le monde me paraît gris,
Je lève mon regard vers les cieux,
Et je te contemple, toi là haut qui me souris
Tu luis, mon étoile, en tous lieux
Je te trouve chaleureuse et douce
Et tu me bordes tendrement

Quand sur terre le monde est fade
Je lève mon visage vers toi
Qui me berce et je garde la foi
Tu vis en moi tel un bijou de jade

Quand le temps me semble long
Que la vie ici paraît lente
Je vois tant d’âmes errantes
Mais des lucioles amies
Dansent tout en rond

Elles sont venues au détour d’un chemin
Se sont posées sur mes mains
M’ont embrassés et veillent sur moi
Désormais je ne suis plus seule dans ce monde vain

Mary

16/02/2015

Pardonne nous

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Je suis sur le point de perdre la bataille et franchir la ligne
Je suis sur le point de faire une autre erreur
Et même si j’essaie de rester à l’écart
Tout autour de moi qui me fait glisser dans
Je ne peux pas m’empêcher de penser à moi-même
Que faire si mon temps finirait aujourd’hui, aujourd’hui, aujourd’hui?
Puis-je garantir que je vais avoir une autre chance
Avant qu’il ne soit trop tard, trop tard, trop tard

Refrain:
Pardonnez-moi … Mon cœur est si plein de regrets
Pardonnez-moi … C’est maintenant le bon moment pour moi de repentir, repentir, repentir ..

Suis-je hors de mon esprit?
Qu’ai-je fait? Oh, je me sens si mal!
Et chaque fois que j’essaie de recommencer
Ma honte revient me hanter
J’essaie, c’est difficile d’avancer
Mais la tentation est autour de moi, autour de moi
Je souhaite que je pourrais trouver la force de changer ma vie
Avant qu’il ne soit trop tard, trop tard, trop tard

Je sais Ô Allah Tu es le Très-Pardonneur
Et que Tu as promis d’être
Toujours là quand je nous invite
Alors maintenant, je suis ici
Honteux de toutes les erreurs que j’ai commises
S’il vous plaît ne me repousse pas
Et exauce ma prière quand je te demande de

Refrain:

Pardonnez-moi … Mon cœur est si plein de regrets
Pardonnez-moi … C’est maintenant le bon moment pour moi de repentir, repentir, repentir ..

Paroles: Maher Zain et Bara Kherigi

La Colère

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texte de concours 2013

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Sentiment dévastateur qui me broie de l’intérieur

Sève amer et âpre jaillissant de mon cœur

S’écoulant peu à peu dans mes veines gonflées

Sentant une ardente brûlure s’installer

Ce venin malsain qui éveille une fureur

Incontrôlée. Ce corps assaillit de douleurs

Laisse le poison rageur en moi s’immiscer

Mon esprit est confus. Ma raison rejetée.

La colère explose telle une folie

Elle change l’âme en véritable furie

C’est une arrogante tempête sans pitié

Détruisant sans remords des années d’amitiés

L’ouragan passe d’un seul coup et soudain retombe

Un champ de ruines, où plane le sanglot des ombres

Mary

07/2013

Victor Hugo

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A celle qui est voilée

Tu me parles du fond d’un rêve
Comme une âme parle aux vivants.
Comme l’écume de la grève,
Ta robe flotte dans les vents.

Je suis l’algue des flots sans nombre,
Le captif du destin vainqueur ;
Je suis celui que toute l’ombre
Couvre sans éteindre son coeur.

Mon esprit ressemble à cette île,
Et mon sort à cet océan ;
Et je suis l’habitant tranquille
De la foudre et de l’ouragan.

Je suis le proscrit qui se voile,
Qui songe, et chante, loin du bruit,
Avec la chouette et l’étoile,
La sombre chanson de la nuit.

Toi, n’es-tu pas, comme moi-même,
Flambeau dans ce monde âpre et vil,
Ame, c’est-à-dire problème,
Et femme, c’est-à-dire exil ?

Sors du nuage, ombre charmante.
O fantôme, laisse-toi voir !
Sois un phare dans ma tourmente,
Sois un regard dans mon ciel noir !

Cherche-moi parmi les mouettes !
Dresse un rayon sur mon récif,
Et, dans mes profondeurs muettes,
La blancheur de l’ange pensif !

Sois l’aile qui passe et se mêle
Aux grandes vagues en courroux.
Oh, viens ! tu dois être bien belle,
Car ton chant lointain est bien doux ;

Car la nuit engendre l’aurore ;
C’est peut-être une loi des cieux
Que mon noir destin fasse éclore
Ton sourire mystérieux !

Dans ce ténébreux monde où j’erre,
Nous devons nous apercevoir,
Toi, toute faite de lumière,
Moi, tout composé de devoir !

Tu me dis de loin que tu m’aimes,
Et que, la nuit, à l’horizon,
Tu viens voir sur les grèves blêmes
Le spectre blanc de ma maison.

Là, méditant sous le grand dôme,
Près du flot sans trêve agité,
Surprise de trouver l’atome
Ressemblant à l’immensité,

Tu compares, sans me connaître,
L’onde à l’homme, l’ombre au banni,
Ma lampe étoilant ma fenêtre
A l’astre étoilant l’infini !

Parfois, comme au fond d’une tombe,
Je te sens sur mon front fatal,
Bouche de l’Inconnu d’où tombe
Le pur baiser de l’Idéal.

A ton souffle, vers Dieu poussées,
Je sens en moi, douce frayeur,
Frissonner toutes mes pensées,
Feuilles de l’arbre intérieur.

Mais tu ne veux pas qu’on te voie ;
Tu viens et tu fuis tour à tour ;
Tu ne veux pas te nommer joie,
Ayant dit : Je m’appelle amour.

Oh ! fais un pas de plus ! Viens, entre,
Si nul devoir ne le défend ;
Viens voir mon âme dans son antre,
L’esprit lion, le coeur enfant ;

Viens voir le désert où j’habite
Seul sous mon plafond effrayant ;
Sois l’ange chez le cénobite,
Sois la clarté chez le voyant.

Change en perles dans mes décombres
Toutes mes gouttes de sueur !
Viens poser sur mes oeuvres sombres
Ton doigt d’où sort une lueur !

Du bord des sinistres ravines
Du rêve et de la vision,
J’entrevois les choses divines… –
Complète l’apparition !

Viens voir le songeur qui s’enflamme
A mesure qu’il se détruit,
Et, de jour en jour, dans son âme
A plus de mort et moins de nuit !

Viens ! viens dans ma brume hagarde,
Où naît la foi, d’où l’esprit sort,
Où confusément je regarde
Les formes obscures du sort.

Tout s’éclaire aux lueurs funèbres ;
Dieu, pour le penseur attristé,
Ouvre toujours dans les ténèbres
De brusques gouffres de clarté.

Avant d’être sur cette terre,
Je sens que jadis j’ai plané ;
J’étais l’archange solitaire,
Et mon malheur, c’est d’être né.

Sur mon âme, qui fut colombe,
Viens, toi qui des cieux as le sceau.
Quelquefois une plume tombe
Sur le cadavre d’un oiseau.

Oui, mon malheur irréparable,
C’est de pendre aux deux éléments,
C’est d’avoir en moi, misérable,
De la fange et des firmaments !

Hélas ! hélas ! c’est d’être un homme ;
C’est de songer que j’étais beau,
D’ignorer comment je me nomme,
D’être un ciel et d’être un tombeau !

C’est d’être un forçat qui promène
Son vil labeur sous le ciel bleu ;
C’est de porter la hotte humaine
Où j’avais vos ailes, mon Dieu !

C’est de traîner de la matière ;
C’est d’être plein, moi, fils du jour,
De la terre du cimetière,
Même quand je m’écrie : Amour !

Victor Hugo, Les contemplations