Archives de Catégorie: Ivresse

Le Bonheur

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2012-10-Bonheur
La vie vaut la peine d’être vécue
Si seulement nous prenons la peine d’être vivant
Combien peut valoir un visage souriant
Combien mérite un don de quelque grains
de ceux qui coulent dans le sablier du temps.

La vie vaut cette peine si tu efface celle de l’autre
Par un simple geste amicale tu le rends ami
Tu lui ouvres les yeux et l’esprit
A son tour transmetteur, soldat contre l’infamie
Chaîne d’amour qui se déroule à l’infinie

La vie vaut la peine tant qu’on le peut
De lever l’étendard au nom de l’Éveil
La plus petite flamme qui soit, devient soleil
Chanter sans peur la résistance face au sommeil

N’y a t il rien de plus beau que de voir ainsi
L’union fait la force comme on dit
Pourquoi donc alors sombrons nous dans l’oubli
Soyons des « travailleurs de Lumières » plein d’empathie!

Que la vie est belle lorsque nous devenons acteurs
Que les prisons matérialistes ne nous empoignent plus
Que nul pharaon ne saurait nous faire peur
Tant qu’en nos cœurs règne le royaume du plus Noble Seigneur

Mary

25/02/2015

je ne sais pas vous, mais les larmes coulent toutes seules…

unique envolée

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flocon-neige-4

Il s’étend, il s’étire

ses bras s’allongent

frêles et légers

se divisent et se croisent

enlacement parfait et cristallin

puis soudain est bousculé

ses frères sont tout agités

la naissance est proche

une envolée certaine

Le voilà, petit prince dans les cieux

il tournoie et s’épanouit

l’air est froid, il ne pense pas

son esprit est ivre

sourire et extase

se dessine sur son corps

d’un duvet chaleureux se couvre

immaculée conception

unique

Un morceau d’ange dans le firmament céleste

se rapproche de la terre

se rapproche des hommes

sa descente est toujours limpide

il danse, il chante

des cantiques amoureux

il tournoi encore et encore

frôle l’Évanescence

Caresse des odeurs

de parfums, de rires, de marrons chauds

vole allègrement, conter sa Bonne Nouvelle

puis arrive dans une ville

s’imprègne de noirceur, de suies et de langueur

cherche à réchauffer les cœurs

on le balaye, on le chasse

Son âme en peine continue de glorifier

l’Amour et la Paix

sa chute se termine pourtant

sur un pavé il est piétiné

abîmé, le flocon n’est plus

sur le parvis il s’est éteint

sous les yeux vides

des zombis citadins.

Mary

12/02/2015

L’Enfiévrée

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desert lumieres

Au creux de la corolle de ses yeux
Se noient les cristaux de larmes
Au sein de la coupole de ses pupilles
Brille le lac miroitant de l’amour éternel
Le parfum exquis qui a embaumé son cœur
S’évapore en une brume chaleureuse et caressante
La fragrance de l’union par la rencontre secrète
Ritournelle sacrée où s’esquivent des pas de danses
Enivrante ronde autour de la flamme éclairante
Inspirations exaltées par l’encens oriental
Le souvenir en musique féerique virevolte les esprits
La pensée de cette étreinte divine fait chavirer les navires
Les mers se déchirent en un cri foudroyant
Les cieux se renversent par l’émoi retentissant
Chaque pas martèle le sol sans s’arrêter
Et nuls ne sauraient dire quand la transe a débuté
Des siècles que l’âme assoiffée tournoi dans cette immensité
Un désert où aucun oasis ne saurait la contenter
Son désir est plus ardent que l’affamé en jeûne depuis mille années
Cette âme depuis plus longtemps encore appelle par ses pleurs
L’Amoureux qui la dévêtue de son blanc linceul
Tandis que les regards se sont consumés pour ne plus jamais s’oublier
L’Enchainée chante et invoque durant des heures nocturnes
Et au coin d’une niche cachée, brillent des milliers de bougies
Qu’aucun vent ne saurait balayer leur cœur enflammé
La plus belle se dresse fière et anime les autres
Vibration intense de ces chaleurs incandescentes
Etoiles vaillamment éternelles dans leur écrin de cristal
Dont la lune seule les réjouit de son éclat magistral
L’Enivrée lève le regard, admire et écoute le chœur amical

14/01/2015

Mary

La voyante

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voyante

Au détour d’un chemin, quelque peu éméchée
Sur des sentiers battus que nul ne sait défrichés
Mes yeux brouillés par les vapeurs de boukkha
Perçoivent à peine où m’emmènent mes pas

Au détour d’un chemin, le cœur en peine
Distingue une roulotte aussi vétuste qu’un clapier
J’émets un rire moqueur que je ne refrène
L’ironie du sort me conduisant à l’antre de la fausseté
Où se déclinent les semblants de destinées

Rions encore sur la notre, bien triste réalité
Voyons les lignes tracées sur ces mains esseulées
Écoutons ce que cette diseuse va bien nous conter
De ces mauvais augures que je ne saurais nier

Le brouillard de l’encens chasseur d’esprits
Tressautait mes poumons déjà bien pris
Dévoilant dans l’ombre le visage dénué de féminité
Devant son opale de cristal le dos courbé

Je m’assaille sur un tabouret tout miteux
La poussière et l’humidité accentuent mes hauts le cœur
Envolé l’espoir des lendemains de bonheur

Tends ma main d’un air dégoûté et dédaigneux

Ses mains saisissent vigoureusement ma paume
La scrutent, la caressent, la manipulent à ses aises
Je laisse ma main aux yeux du drôle de gnome
Et voilà qu’elle lâche un soupir qui redouble ma langueur

Mais les mots qu’elle prononce sont étranges
Elle y voit candeur féminine et divine ivresse
Dans ses mains qui ont porté tant de douleurs
Elle me parle d’un soleil levant et de ses promesses

Elle me donne une tape sur la joue et me sourit
Vas ! me dit-elle, vas de tes propres ailes
Pourquoi traîner encore dans ce monde pourrit
Quand t’es permis de t’élever au ciel

Au détour d’un chemin, j’ai rencontré ma destinée
Elle était belle malgré ses rides et ses callosités
Elle se moqua de mon aveuglement et me sermonna
Au détour d’un chemin, j’ai soudain dégrisé.

Mary

22/12/2014

Renaissance

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Par amour pour mon Bien Aimé
J’ai embarqué sur un vaisseau sans destinée
J’ai décidé seule de braver la folie des marées
J’ai pris la barre et je me suis engagée
A dompter la mer de sa fougue déchaînée

Par amour pour mon Bien Aimé
Je suis allée en quête des Trésors
Pour revenir reine et le couvrir d’or
J’ai chevauché à travers les contrées
Afin de défier le dragon du Fort

Par amour pour mon Bien Aimé
J’ai désiré ne plus jamais exister
Quitte à me laisser engluer
Par la plus affreuse des toiles d’araignée
J’ai voulu m’arracher pour que lui seul reste
J’ai voulu m’effacer pour lui seul le contempler

Par amour pour mon Bien Aimé
J’ai laissé les fosses infernales m’entraîner
J’ai goutté aux feux qui brûlent les entrailles
J’ai incendié mon corps dans cette faille
Mais le plus pur n’a point disparu

Pour mon Amour, mon Bien Aimé
J’ai laissé le corps mourir dans le brasier
Et récolter le fruit tant recherché
Le phénix point ne meurt, il re-naît de ses cendres
Et l’oiseau reprend son envol, enfin heureux
D’avoir entre ses yeux, le joyau purifié.

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17/12/2014

Mary