La Confiance

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main bébé

I

Sous le creux chaleureux du cœur

Se dessine lentement les ailes de l’enfant

Innocence qui sourit dans son doux sommeil

Il se meut et se replit au sein du Berceau

Ses yeux fermés sur l’horizon lointain

Il sourit inconsciemment sur son destin

Il a dans sa main câline, le plus précieux

Le Trésor inestimable que la vie primaire ne saurait

Détruire mais seulement ensevelir.

Dans ses cinq doigts, au creux de la paume

Il le serre fort et tendrement, le console.

Conscience inébranlable du pacte de fidélité.

 

Pourtant les yeux finissent par s’ouvrir à une dure réalité

Et de ses mains si fragiles s’échappent la pierre précieuse

Dans le mouvement d’un semblant réveil

L’enfant au milieu de ses eaux profondes

Distingue une obscurité qu’il ne sait déchiffrer

Et soudain se fait ballotter, compresser découvrant la vérité

Sa prison où il se reposait, l’appelle à être expulsé

Un voile épais le colle, il subit de douloureuses contractions

Il sent qu’on le pousse, qu’on le guide, et la peur l’envahit.

Il est troublé, et veut sortir mais l’effort est si intense.

Rester dans les limbes qui l’entourent, il ne peut plus.

Alors il lâche un râle de secours et s’extirpe de force des ténèbres.

 

La Lumière jaillit et ses yeux sont éblouis

Etourdit  par tant d’efforts, il s’abandonne

Il laisse son corps entre les mains des laveurs

Délicatement le recouvrent d’un linge blanc d’écume

Au chaud, il retrouve son berceau Maternelle

Et dans sa main il regarde le Souvenir

La gemme magique ne s’en est allée

Elle est restée gravée dans la paume de son Bien Aimé

Le nouveau-né heureux de ses retrouvailles amoureuses

Contemple à merveille le bonheur éternel

Et de cette contemplation, les larmes de la Confiance

Coulent sur ses joues joufflues de n’avoir perdu

Son Ami intime qu’il n’a jamais cessé d’aimer.

 l-oiseau-et-l-enfant

II

 

A tant désirer la fidélité et l’Amour

On oublie de l’être soi-même

A force de donner dans l’espoir d’un retour

On finit par oublier ce qui nous poussait à aimer

A tant désirer ouvrir les yeux

On ne sait plus où il faut les placer

A tant vouloir s’estimer et braver l’inconnu

On perd de vue qui nous sommes réellement

L’enfant au sein matriciel est ingénu

Mais le destin humain le pousse à sortir

De ce giron protecteur dont il oublie la douceur

Et le voilà dans la douleur d’un nouvel enfantement

Celui de la vie réelle, cruelle et dévastatrice.

L’enfant reconnait alors son erreur

Abandonne ses volontés et ses ardeurs

Au Maître qui l’a bercé depuis tant d’années.

 16/12/2014

Mary

 

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