Archives Mensuelles: mai 2014

Souffrances

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Une Rose peut elle pleurer?

Dans mes dessins, elle a des sanglots.

Liberté saigne t elle en tant que mot?

De mon stylo, je la vois peu à peu couler.

Un Oiseau peut il pousser un cri?

Celui de mon cœur, je l’entends la nuit.

 

Un lapin blanc peut il broyer du noir?

Une clairière d’un bois peut elle être sinistre?

Chez un enfant, peut il mourir l’Espoir?

Peut on faire de ces choses une liste?

 

J’ai peur, seule et toi tu n’es pas là

Mes veines s’ouvrent, sur le sol écarlate

Je me sens faible. Il s’étale.

Le sang coule de mes yeux, las.

 

Je suis cette Rose, ce Mot, cet Oiseau

Je suis ces illusions pourtant réelles

Je m’effondre comme prise d’assaut

Je m’efface, je disparais, noyée dans l’Irréel.

 

Mary

04/2008

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L’équilibre; Kyo

 

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Mélancolie

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Vous êtes il déjà arrivé 

d’entendre là haut l’oiseau chanté

Vous donnant l’envie de pleurer?

 

N’avez vous pas vu le Soleil

Faire sortir de la ruche, les abeilles

et avoir du dégoût pour le miel?

 

N’êtes vous pas des fois malheureux

Alors que dehors il ne pleut

Que tout mène aux rires et aux jeux?

 

Lorsqu’un doux battement d’ailes

Sur votre main se pose frêle

Un papillon aux couleurs vermeilles

Et soudain votre cœur se resserre

Comme si vous n’aviez pas assez d’air.

 

Parfois les rires d’enfants nous blessent

Pèsent, nous agacent, on veut qu’ils cessent

La joie peut par moment causer de la peine

La paix, je l’aime, que lorsque je suis sereine.

 

J’avoue, il m’arrive souvent

Que le bonheur me fasse Mal

Que ma gorge retienne un râle

Que mes larmes est un goût de sang.

 

C’est horrible mais c’est comme si

Le Monde à mes yeux était gris

La seule couleur était l’Ennui

Seule humeur, la Mélancolie.

 

Je souffre un temps, mais me relève.

Je ne veux pas mourir de folie

Dans mon cœur alors une source jaillit

Je m’abreuve, sucrée est cette sève.

 

Mary

03/2008

 

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                                                                                                                                Caspar David Friedrich, Le voyageur contemplant une mer de nuages (1818)

 

Voler comme un oiseau

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Un jour, je marchais sans but précis

et alors, je vis un oiseau me faire signe

Il était d’un plumage rouge rubis

Et son chant s’élevait tel un hymne

Il s’élevait haut dans les airs effleurant les cimes

Mon cœur qui était emplis de gris

Fût soudainement illuminé d’un soleil bleu intense

Je me laissais transporter dans ce voyage immense

J’étais alors ivre de beauté et d’allégresse

je me laissais planer tel une princesse

Emporter par un merveilleux cortège d’oiseaux

Alors subjugué et émerveillée, je me suis effacée.

Heureuse je fût là Haut.

 

Mary

03/2007

La vie au delà

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Vouloir tout laisser de côté

Abandonner les espoirs du passé

Oublier toutes les blessures glaçantes

Chasser les images qui nous hantent

 

J’aimerais pouvoir hurler certains soirs

Quand je suis seule tassée dans le noir

J’aimerais crier à tous les sourds

Que le temps passe et devient court.

 

La lune éclaire mes peurs et mes angoisses

Je me sens triste, faible et vraiment lasse

Je vois la flamme qui animait mon cœur

Se flétrir comme les pétales d’une belle fleur

 

Comment peut on vivre ici bas sans comprendre?

Comment peut on vivre en étant de cendres?

Sommes nous seuls à chercher un Idéal?

J’ai l’impression que le monde est sale.

 

Comme la Nature, je suis dégoûtée

Les hommes cherchent toujours plus, sans Rien trouver

Ils veulent beaucoup mais jamais l’Essentiel

Le monde vivrait il dans l’irréel?

 

Ne voient ils jamais le soleil se lever

Et comment d’un seul coup être voilé?

N’écoutent ils jamais le chant des oiseaux

le vent faire pencher les roseaux?

 

N’ont ils jamais penser qu’un jour tout disparaîtra

Viendra le moment où leur souffle s’arrêtera

Que tout l’or entre leurs mains s’évanouira

Le silence de la Mort les surprendra.

 

Mary

12/2006

 

 

 

 

Coeur en peine

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J’écris ton nom partout sur les murs*

sur mes mains, mon cœur en peine,

J’écris avec le sang de mes veines,

de mes larmes, qui coulent à flot.

 

Je grave ton nom partout, sur ma figure,

sur le tronc des arbres, sur les barreaux de mon lit

Je grave avec mes ongles meurtris, sur les murs,

Mes doigts qui saignent dans le noir.

 

Je cris ton nom partout, sur les toits

Au dessus des monts, des vallées.

Je cris aux vents et aux marées

avec mes poumons éclatés en sanglots.

 

Je vois ton nom partout, dans les cieux,

sur la terre, dans les rues, les yeux

qui me scrutent et me dévisagent.

Je vois de mes yeux rouges et embués,

face au silence, tristes et lassés.

 

 

Coeur

 

Mary

11/2006

*phrase et poème inspirés par « Liberté » de P.Eluard et de « Je te vends mon âme » de Kyo